Malgré une diversification très poussée et la volonté de tous de trouver une solution adaptée à la problématique de chaque enfant, le dispositif de l’Aide à l’enfance au Luxembourg ne trouve pas toujours de réponse à la détresse de certains mineurs.

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Quand rien ne fonctionne et tout dérape dans la vie d’un enfant, il faut changer les choses et continuer à chercher, créer de nouvelles situations qui permettent de retrouver une qualité de vie du moins acceptable pour le jeune, son entourage familial et professionnel.

Au cas où les interactions avec le milieu familial ou son environnement social direct sont considérées comme non propices au développement du jeune, les intervenants, thérapeutes, médecins et pédagogues, estiment
alors qu’un éloignement du milieu de vie est nécessaire pour permettre au mineur d’évoluer.

Or, les dimensions territoriales du pays ne permettent pas cet éloignement à l’intérieur de nos frontières, alors qu’un changement « d’atmosphère », par exemple de l’urbain vers le rural ou vers les régions les plus
retirées, est souvent considéré comme propice.

Une solution possible….

Après une multitude de ruptures dans le système d’aide et d’assistance, le suivi individuel et intensif à l’étranger, avec un départ à zéro, un nouveau genre d’encadrement, un autre système scolaire, un milieu de vie bien différent …, peut influencer favorablement l’évolution du jeune.

…et puis ?

Suite à plusieurs années passées dans ce cadre d’accompagnement individuel et intensif, le grand adolescent ou le jeune adulte revient avec un comportement plus calme, plus serein, lui permettant d’évaluer son propre chemin avec plus de distance. Il peut alors réintégrer une mesure moins intensive, vivre de manière indépendante ou bénéficier des aides classiques de l’assistance sociale.

Cependant, les problèmes à l’origine de la mesure d’aide ne disparaissent pas du jour au lendemain. Certains jeunes ne réussissent pas facilement l’intégration dans leur nouveau milieu d’accueil. Souvent, une formation scolaire précaire, due au séjour dans des régions trop isolées, sans contact avec la vie associative (clubs sportifs p.ex.), sans activités de loisirs typiques pour la jeunesse d’aujourd’hui, ne permettent pas toujours un développement optimal. Dans toutes les pathologies, la « guérison parfaite » est rare, également dans l’aide à l’enfance.

Devant cette toile de fonds, TELOS-éducation veut développer un projet critique et autocritique pour accompagner ces jeunes pendant et après leur séjour à l’étranger. Vu le nombre d’interrogations ou de pressentis présents autour de la thématique, nous prévoyons un accompagnement scientifique et une évaluation externe du projet.

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Notre équipe locale :

  • Une collaboratrice de nationalité luxembourgeoise, vivant en Ardèche, formée en médiation familiale (diplôme d’Etat médiateur familial) se charge de l’organisation et de la coordination sur place.

Elle sera en contact permanent avec le responsable du projet au Luxembourg.

  • Une psychothérapeute agréée assure le suivi individuel des jeunes et le conseil aux encadrants.
  • Un psychiatre, engagé en CDI par TELOS-éducation asbl, garanti l’encadrement médical, thérapeutique et l’analyse de la pratique (Fallbesprechung).

Clientèle-cible :

  • Des mineurs en conflit avec leur milieu familial, ayant subi de multiples échecs, p. ex. sous forme de nombreux placements et transferts (en familles d’accueil et/ou en institutions), accompagnés d’une stagnation ou d’une aggravation de leur situation.
  • Des mineurs en situation de rupture avec le dispositif d’aide à l’enfance au Luxembourg et risquant un décrochage scolaire.
  • Des jeunes qui se trouvent actuellement dans une mesure d’aide, considérée comme peu ou mal adaptée à leur problématique. Dans le cas de troubles graves, les professionnels constatent parfois qu’une aide réellement adéquate n’existe pas dans notre pays.
  • Des adolescents qui, par la succession revers et désillusions vécues, ont du mal à accepter encore l’une des aides proposées par notre dispositif de l’aide à l’enfance.
  • Des mineurs témoins d’événements traumatisants dans leur milieu familial, hospitalisés en psychiatrie juvénile et pour lesquels un encadrement individuel intensif, accompagné d’un éloignement du milieu familial serait indiqué.